D’ombre et d’encre : Diptyque

Publié le 2 Janvier 2011

Un très bel article de Claudine Tondreau, romancière belge,

paru dans la revue " Indications" et dont voici quelques extraits choisis:  


 


Ce Diptyque à l’élégant format carré est le premier numéro d’une revue littéraire et artistique, paru en juin 2010.

 

L’éditrice, Florence Noël, qui a longuement pratiqué « internet » – elle a co-fondé le site Francopolis dédié à la poésie francophone planétaire – souhaite réconcilier l’inconciliable : la publication virtuelle et la version papier. Très sensible au rapport entre littéraires et plasticiens, elle cherche à développer les échanges, à l’interface des perceptions communes. Elle fait le constat qu’Internet a influencé la littérature par la publication en séquences ou en blocs de textes, une forme de langage « qui bouge »,  sorte d’ateliers vivants. Les synergies avec les photographes et les peintres s’y développent en réseaux d’affinités. Diptyque cherche à « fixer », à garder trace de ce qui fuit, à donner une cohérence « livresque » à partir d’une thématique, tout en attirant les plasticiens en correspondance : retour-papier de l’arbre cybernétique.

 

Quand on pose la question : « Et les auteurs belges… ? », Florence Noël s’étonne. Ceux-ci viennent de Suisse, du Québec, d’Afrique, de France et de Belgique, puisque  l’objectif est d’ouvrir et faire résonner. La revue Diptyque a pour vocation d’être le lieu de rencontre entre les viviers du foisonnant monde numérique, les auteurs d’éditions traditionnelles et les auteurs performeurs. Elle ne s’encombre pas de frontières.

 

Même volonté d’ouvrir les pages à diverses manières, à décloisonner les genres. « (…)

 

« France Burghelle-Rey tente de rendre compte des causes qui provoquent l’émotion chez le lecteur, au même titre que celle suscitée par un texte poétique. Ses impressions intitulées « L’Amour dans la chambre noire de Marguerite Duras » évoquent le « travail d’une photographe aux prises avec le développement de sa pellicule et prisonnière de sa chambre noire ». Elle appelle, d’entrée de jeu, les spécialistes de l’œuvre et les lecteurs de « L’Amour », à faire part de leurs remarques et contestations, ainsi qu’on le ferait sur un « blog ». Elle présente également un texte en chantier : étape un, deux et trois, comme un travail à suivre. On trouve dans Diptyque les notes critiques de l’édition numérique de Brigitte Célerier. Nathalie Riera signe un article intitulé « Pascal Boulanger : de la lecture et de la critique ». Ainsi, ne sait-on jamais qui regarde l’autre. »

 

Claudine Tondreau


 

Voici un premier aperçu du sommaire de la revue DiptYque #2 : Lumières intérieures à paraître début janvier.

 


Edito :

Florence Noël

Œuvres des artistes :

Pierre Gaudu, Solange Knopf, Annik Reymond, Grégoire Philipidhis, Marie Hercberg, Raphaële Colombi, Anastassia Elias, Clarisse Rebotier,Guidu Antonietti Di Cinarca, Anne d’Huart, Jean-Michel Deny, Brahim Metiba, Jacques Vandenberg, Danièle Colin,

Voix à la Une : De Toscane en Provence, Lumières d’un Jumelage au Scriptorium avec :

Paolo Fabrizio Iaccuzi, Maura Del Serra, André Ughetto, Angèle Paoli, Martino Baldi, Laurence Verrey, Olivier Bastide et Dominique Sorrente.

Nouvelles et récits de :

Claudine Tondreau, Camille Philibert Rossignol, Dolores Polo, Angèle Paoli, Marianne Brunschwig, Stéphane Méliade, Isabelle Guilloteau, Raymond Alcovère, Jean Bourgeois, Mathieu Rivat

Anthologie poétique avec :

Nathalie Riera, Loyan, Lionel Edouard-Martin, Ile Eniger, Louis Raoul, Eric Dubois, Brigitte Célerier, Thomas Vinau, Zur, François Teyssandier, Michel Brosseau, Michèle Dujardin, Véronique Daine, Patrick Packwood, Kouki Rossi, Jean-Marc La Frenière, Sabine Huynh, Pascal Boulanger, France Burghelle-Rey, Roland Dauxois, Nicolas Vasse, Cathy Garcia, Sébastien Ecorce, Mathieu Brosseau, Juliette Zara, Arnaud Delcorte, Philippe Leuckx, Catherine Ysmal, Thélyson Orélien, Xavier Lainé, Jack Kéguenne, Denis Heudré, Alain Hélissen, Michel Gerbal

Chroniques des lumières intérieures et articles critiques de :

Sylvie Durbec, Philippe Leuckx, Angèle Paoli, Sylvie Salicetti, Florence Noël

Mais aussi :

Les Tentatives de critique de l’édition numérique de Brigitte Célerier

Un écho littéraire à Lynch par Loïc Marchand

Un écho poétique de Florence Noël

Une humeur de Xavier Lainé


Diptyque est une revue littéraire semestrielle créée en 2010, qui comme son nom l’indique,  explorera chaque année deux versants d’une même thématique. Publiée sous forme papier, elle aura, via son blog link,  son antenne numérique, proposant des sélections d’extraits, mais complétant aussi le contenu par des sons, des vidéos, des liens et des news, et diffusant les appels à contribution.

Diptyque car les contributeurs participent d’emblée aux deux numéros « miroirs »  de la revue (une par semestre),

Diptyque pour souligner sa vocation de promouvoir autant des contributions littéraires qu’artistiques (peintures, gravures, photographies, créations, collages…),

Diptyque enfin, car un certain attachement à une juste représentation homme-femme sera mis en oeuvre.

Les appels à contributions sont très ouverts et tous types sollicités :  poétiques, récits, nouvelles, chroniques, instantanés prosaïques, billets sous forme de journal, articles critiques sur un auteur ou une oeuvre, essais ou réflexions. La sélection se tiendra cependant scrupuleusement à la ligne du thème à la Une. Le tout tendant à présenter un contenu cohérent de format livre d’un peu plus d’une centaine de pages maximum, d’un coût unitaire de 10 euros.

La revue Diptyque a pour vocation d’être lieux de rencontre entres les viviers du foisonnant monde numérique, les auteurs d’éditions traditionnelles et les auteurs performeurs.

 

La première thématique en diptyque se décline selon ces deux versants :

 

- « La part de l’ombre » .

[Réflexion, micro-essai, textes poétique ou en prose, photos, oeuvres plastiques sur l'ombre en tant qu'entité liée, subordonnée, subreptice, traître ou révélatrice,  les prémices de nos ténèbres, les histoires d'ombres, théâtres d'ombres, les silhouettes portées, l'ombre dans la littérature (ex: La fin des temps d'Haruki Murakami, Le conservateur des ombres de Thierry Haumont, L'ombre de Peter Pan, ...], l’absence d’ombre, l’ombre dans les oeuvres cinématographiques….]

 

- « Lumières intérieures» .

[Réflexion, micro-essai, textes poétique ou en prose, photos, oeuvres plastiques sur la lumière en tant que rayonnement intérieur, épiphanie, manifestation découlant d'un état, d'une posture et réciproquement lumière sublimant, modelant, connotant  l'intérieure d'espace, y compris vivants, la lumière dans la littérature, son côté sacré ou cru, sa quête, la lumière dans les oeuvres cinématographiques....]

 

-. Parole en Archipel .- 

Rédigé par Parole en Archipel

Repost 0