Vendredi 2 décembre 2011 5 02 /12 /Déc /2011 07:00


uuuu Rassembleur de vie et de voix Thélyson Orélien est né aux Gonaïves en Haïti et habite à Montréal. Prix International Jeunes Auteurs pour Les couleurs de ma terre in poésie et prose poétique publié aux Éditions de l’Hèbe en suisse et Finaliste du Prix Arthur Rimbaud de la Fondation Émile Blémond de la maison de poésie de Paris, pour l’Ombre qui colle à mes pas. Il fait des études bidisciplinaires en économie et politique à la faculté des arts et des sciences de l'Université de Montréal et continue à écrire la nuit. Il a publié Poèmes déshabillés suivi de Fragments de voix en 2011. Thélyson Orélien a participé dans plusieurs revues et ouvrages collectifs en Haïti, en France, en Suisse, en Belgique et au Québec. Il travaille désormais sur son premier roman pour donner enfin une mémoire à l'oublie.

 

 

 

 oOo

 

Poèmes hachés, entrecoupés de la fixité des mots

Poèmes tout courts...

  

Le nu regard de tes yeux


Il ne me reste 

Rien à dire 

Sinon courir 

Vers l’horizon 

Habiter 

Le nu regard de tes yeux.

Lumières Intérieures 

   

Lumières en multiplication  

à la vie  

caricatures du danger    

Carcasses du vécu  

Epaves de l'être en rut  

en méfiance  

au dos des ténèbres  

 

Découpées en ruban mou  

Tête de corbeau  

Lumières perdues  

au dedans de l'ombre.

De la fixité des mots

 

Me voici nu 

Poète déshabillé 

Le corps dévêtu 

De regards aphones 

Autour du tu 

 

Nos yeux répètent 

Indéfiniment 

Des propos de cendre 

Et d’amour 

 

Dit du fou 

Léché au crépitement 

De ma parole 

  

Erosions 

De la fixité des mots. 

 Des images visionnées

 

Mes yeux signent 

La mégalomanie 

Des esprits 

 

Scène 

L’idéal capiteux 

Des images visionnées.

Chaque voix...

 

Chaque voix 

Chaque mot 

Chaque souffle 

 

Une rencontre 

Vers les maux 

Une naissance

Vers la mort.

De mes pas somnambules

 

Je sens dans tes rêves 

Les allers et retours 

De mon ombre 

Au rythme syncopé 

Des heures 

  

Sentir de tes cris 

L’odeur de mon corps 

Dans les fréquences 

De ton souffle 

 

Murmures tes cris 

Ta voix 

Usure féconde 

De mes pas somnambules.

 

Le vent pleuvait dans nos mains...

 

Le vent pleuvait dans nos mains 

D’un  millier de sens 

Et nous avons fait l’amour 

Jusqu’au verso du temps 


Les baisers 

Prendront nos salives 

Comme une chose 

Qui se lape tendrement 

Se parlent au pli des gestes 

 

Gouttes, gouttes, gouttes

Se sont mes spermatos 

Qui tentent de féconder 

La déesse du voyage 

Sur une vitre d’autobus. 

 

Le poème en furie 

  

J'ai quitté les vers en furie  

dans les recoins bordels  

l'aile frileuse s'effrite  

à l'aube fissile du neutron  

ancre la nuit  

de plumages dextrogyres  

  

Il y a trop d'artifices  aux réveils  

effets de grandiloquences  

en résumé banal  

  

Le visage pataugé  

dans le grimoire occulte  

abat la terreur  

d'ombre de martyres  

 

L'air du grand large asperge  

à l'encrage de la poésie  

de sève sans automne  

Brûle tous les bas-fonds  

pour l'en garder îvre-mort   

  

Le poème sera avalé  

 par la poubelle  

sa nourriture depuis Eden.

 

 

 

Thélyson Orélien

Montréal, le 30 Novembre 2011 

Animateur de Parole en Archipel  

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  • : 25/08/2008

UNE PAROLE AVANT TOUTES CHOSES !

 

-------------- ''La poésie serait parole d'espoir, malgré tout. De tous les avatars que nous traversons durant notre passage terrestre, que restera-t-il sinon cette parole mille fois enroulée et déroulée, et quelques gestes qui nourriront les légendes? Nous avons acquis un petit morceau de technologie. Nous l'avons utilisé et nous l'utiliserons pour recueillir et rassembler quelques fragments de vie et de voix''.Thélyson Orélien

 

''Parole en Archipel peut être une Mosaïque essentielle et vitale de diffusion du poétique du monde''.- Károly Sándor Pallai      

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