Fabrice Pierre Eudaric, poète moderne

Publié le 6 Octobre 2010

PAROLE-EN-ARCHIPEL.jpgFabrice Pierre Eudaric, né en Seine et Marne, région parisienne, il entre en Martinique à l'âge de 2 ans après la mutation de son père fonctionnaire de la Poste. Après des études scientifiques au Lycée Schœlcher il intègre l'université des Antilles et de la Guyane pour y suivre un cursus en mathématiques appliqués aux sciences économiques et sociales. Plongé dans le monde de l'informatique dès l'enfance il décide de valider une formation de programmeur développeur spécialisé multimédia et internet. Surnommé "L'instit" par ses amis d'enfance à Mansarde catalogne (Robert), Fabrice Pierre Eudaric donne des cours de mathématiques aux enfants du quartier. En 2004, après un voyage à New York, Harlem créé une étincelle en lui et c'est le début de son aventure. Il commence à écrire des bribes de poésie. Amoureux de "la grosse pomme" il y fera plusieurs séjours, et c'est d'ailleurs là-bas en 2008 qu'il entreprend la mise en mots de ses pensés et émotions, dans un recueil de poésies intitulé "Poèmes à la vie" en octobre 2010.

 

Textes inédits de Fabrice Pierre Eudaric

 

Toi Liberté

Toi Liberté, sourire semblable au vol du colibri,
Tu endors ma solitude et enlaces mon esprit.
Toi Liberté qui butine la fleur de l'âge,
Tu entraines mes peurs aux frontières du voyage.


Toi Liberté, je voudrais t'épouser.

 

Servitude

De l'autre côté,
vibre la vie.
Alors, je quitte,
la berge de chair.
 
De l'autre côté,
vibre la vie.
Et, doucement,
mon âme se mouille.
 
De l'autre côté,
vibre la vie.
Soudain, se lève,
la lumière du grand soir.
 
Elle vibre la vie,
ignorant le passé,
éclaboussant l'hésitant.
 
J'ai longtemps souhaité renaitre du ventre du temps,
séchant les larmes du passé,que j'ai décomposé,
errant dans un futur imparfaitement rêvé.
Maintenant, mon présent m'attend.


Sueurs écarlates

Sous la peau qui tremble,
La chair visceuse
des âmes damnées.
 
Heureux orphelins
qui de la terre arrachent
les larmes du temps.
 
Délicat venin agricole,
venu du sourire des pioches
et de la danse du coutelas.
 
Au milieu des rires
jazzy et érudits
de colons détendus.

 

Sustine et abstine

 

C'était à l'heure,

où les ombres se taisent,

les racines s'allongent,

et les regards s'émeuvent.

 

C'était à l'heure,

où les lèvres s'endorment,

les cils se courbent

et les doigts s'enlacent.

 

C'était l'heure,

où j'entendis ton coeur.

 

 

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