Haïti au Salon du livre de Montréal

Publié le 17 Novembre 2011

Soro Victor

Le Salon du livre de Montréal (Québec) accueille cette semaine trois auteurs haïtiens, Gary Victor, Makenzy Orcel, Michel Soukar, à travers Mémoire d’encrier, une maison d’édition haïtienne établie au Canada.


Le jeune romancier Makenzy Orcel, avec Les latrines, un roman qui nous offre une plongée dans les bas-fonds de Port-au-Prince, et qui est très attendu au Salon du Livre. Il participera aux événements, lancements et signatures. Il sera accueilli à Radio-Canada, tout comme Gary Victor dont le roman Soro est édité chez Mémoire d’encrier. L’historien et romancier Michel Soukar rencontrera son public et signera son roman Cora Geffrard.


Ces initiatives font partie de la mission de Mémoire d’encrier, indique l’écrivain Rodney Saint-Éloi, fondateur de la maison d’édition. « Déterritorialiser Aménager des passerelles. Être dans le donner et le recevoir. L’imaginaire du pays est peut-être ce qui est de plus précieux à offrir au monde. C’est tout au moins ce qui console de la bêtise politique. Les meilleurs Ambassadeurs du pays, ce sont les écrivains », déclare-t-il.


L’espace de Mémoire d’encrier au Salon du livre de Montréal reçoit également l’auteure palestinienne Yara El-Gadban (L’ombre de l’olivier). À part les auteurs invités, le professeur André Corten signera au salon son essai L’État faible. Haïti et la République Dominicaine, et l’écrivain-géographe Jean Morisset présentera sa chronique Haïti délibérée.


La maison d’édition exhibera son catalogue au salon, mais misera sur les nouveautés dont la fameuse Controverse cubaine entre le tabac et le sucre de l’auteur cubain Fernando Ortiz, publié pour la première fois en français. Jean Price-Mars a dit de Fernando Ortiz : « Peu d’hommes ont consacré une aussi longue période de vie à un idéal de solidarité et de fraternité humaines que Fernando Ortiz ».


Un autre titre remarquable : Les printemps arabes, collectif sous la direction du psychanalyste Michel Peterson. L’actualité internationale est dominée par les révolutions dans le monde arabe ; l’exemple de la Tunisie et celui de l’Égypte ont été érigés en modèle. L’ouvrage Les printemps arabes rassemble une quinzaine de contributions, des regards qui innovent, misant sur la complexité de l’histoire et l’expérience du vécu.


D’autres auteurs haïtiens seront aussi de la fête du livre comme l’incontournable Dany Laferrière, qui vient de publier son dernier roman L’art presque perdu de ne rien faire aux éditions Boréal et le poète-essayiste Joël Des Rosiers, récipiendaire du prestigieux prix Athanase-David 2011.


Pour le romancier Gary Victor, qui est déjà sur place à Montréal, « Le salon est un moment exceptionnel afin de rencontrer les lecteurs, la communauté haïtienne, et les écrivains du monde entier. C’est réjouissant cette forme de convivialité entre les écrivains d’horizons différents. Ma présence est une façon de saluer le formidable travail de Mémoire d’encrier, qui s’est taillé une place de première importance dans la littérature-monde. »

 

Thélyson Orélien

blogueur, chroniqueur et poète 

Rédigé par Parole en Archipel de Thélyson Orélien

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