IntranQu'îllités | La part belle aux imaginaires du monde

Publié le 4 Juin 2012

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L'Île-Monde|

L'insurrection lyrique du Tout-Monde d'Édouard Glissant trouve écho dans la revue IntranQu’îllités. James Noël a signé l'éditorial de ce premier numéro dans sa version imprimée, revisitée et augmentée en mai 2012, à l’occasion du Festival Etonnants Voyageurs  à Saint-Malo et de la rencontre en décentralisation de ce Festival à Bruxelles organisée par CEC. 

Intranqu’îllités, revue littéraire et artistique, élaborée par James Noël (écrivain) et Pascale Monnin (artiste plasticienne), est une émanation de l’association Passagers des Vents, première stucture de résidence artistique et littéraire en Haïti.

Mise en ligne en janvier 2012 et hébergée par le journal Médiapart, la revue haïtienne Intranqu’îllités fait la part belle aux imaginaires du monde en rassemblant dans son premier numéro une quarantaine de contributions avec des participants comme Ananda Devi, René Depestre, Hubbert Haddad, José Manuel Fajardo, Dany Laferrière, Bruno Doucey, Rodney Saint-Éloi, Marvin Victor, Patrick Chamoiseau, Michel Le Bris, Frankétienne, Louis-Philippe Dalembert, Thélyson Orélien, Eléna Paz, Emmelie Prophète, Laure Morali, Boris Gamalaye et tant d’autres…

Répartie en 8 rubriques avec les imaginaires comme thème à l’épicentre de ses objectifs, la revue se propose d’être une boîte noire qui capte et rassemble les mouvements, les vibrations et autres intranquillités créatrices. Ce premier numéro comprend un hommage à Jacques Stephen Alexis et rassemble  ainsi des lettres écrites par des auteurs contemporains à leur fille ou fils, réel ou imaginaire, telles la lettre écrite par Jacques Stephen Alexis à sa fille Florence.

"Pour répondre à nos envies, nos pulsions « intranquilles », nous préférons substituer au mot revue, le mot rêve. En réalité, l’art ne semble respirer et rayonner que dans l’étrangeté des rêves, de ceux qui, paradoxalement, ne font pas de quartier au sommeil. Nous ne dirons jamais assez notre organique et impérieux besoin d’utopies. Dans le commerce intime qu’entretient le créateur avec l’utopie, il est une ligne de faille qui produit quelque chose comme un tremblement de l’esprit, entre l’angoisse qui précède la création et le jaillissement jubilatoire de l’œuvre. D’aucuns parlent de miracles. Ce moment mystérieux trouve tout artiste dans la jalouse condition d’un démuni grandiose.

Où vont tous ces mots, tous ces mondes qui nous traversent dans nos déraillements divers, sans que nous nous donnions le temps, ni la peine de les accoucher? Où se cachent ces pépites, ces éclairs de rêverie qui métamorphosent et diffusent nos idées noires en feux d’artifices et pulvérisent notre bon sens, pour foutre le camp aussi sec, aussitôt qu'ils nous sont apparus ? Une idée qui passe en éclair surprend toujours par sa force de frappe et nous éclaire avec brio sur notre incapacité à nous en dessaisir. Comment faire, comment procéder pour charrier avec nous les bijoux sonores de langue, sans risquer notre peau de mineur qui rêve de remonter en surface,  paré de mille signes  et de  preuves d’identifiables merveilles. Il faudrait  posséder  la foi et la légèreté insoutenable d’un rêveur à gages."

  • Découvrez ICI l’Éditorial de ce premier numéro de la revue Intranqu’îllités. 
  • Si vous souhaitez un ou plusieurs exemplaires version papier, envoyez un message àpassagersdesvents@gmail.com
  • Pour consulter les premières pages ou pour vous procurer de la version numérique, cliquez ICI 

         

© Passagers des Vents - La revue IntranQu'îllités

Direction : James Noël

Conception visuelle : Pascale Monnin

Graphisme : Jacky Russo

ISBN : 978-99935-7-079-0.

Dépôt légal : 12-01-008, Bibliothèque Nationale d’Haïti

Prix de vente: 20 euros (+frais de port)

 

Sources : Passagers des VentsPapalagui

 

"Intranqu’îllités" une revue d’art Haïtienne


Écoutez Pascale Monnin et James Noël au micro d’Edmond Morrel (15.1 Mo)  

Rédigé par Parole en Archipel par Thélyson Orélien

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