« Où va le monde », une ellipse poétique

Publié le 20 Décembre 2012

163196 168595549849629 100000975563981 324938 1209565 nPar Samuel F. DAUPHIN    
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«Où va le monde» ? Quand j’ai lu le titre du texte de Thélyson Orélien, je souriais tout en faisant oui avec ma tête. Ça me rappelle le titre du texte «Où va le roman» du célèbre romancier Jacques S. Alexis, publié dans Présence Africaine, dans le cadre d’un débat autour des conditions du roman national chez les peuples noirs.
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J’ai aimé le titre sans que j’aie lu le texte en entier. Ce n’est pas mon habitude d’aimer le titre d’un texte sans que j’aie lu la suite, d’aimer le contenant sans que j’aie goûté au contenu. Chose étrange. À dire vrai, le titre du texte de Thélyson Orélien m’a attrapé comme un tigre attrapant sa proie. Et je ne pouvais que sourire lorsque j’ai senti que j’ai été attrapé par un titre. Voilà la raison qui a provoqué mon sourire. Quand j’ai fini de lire le texte, ce dernier a laissé un gout neuf sur mes lèvres.  
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C’est un unique et vif dans tous ses détails. Une ellipse poétique s’empare de moi après la lecture intégrale.  
  
Le mot “manuel” utilisé dans texte m’a arrêté dans la lecture pour me faire penser à deux choses. D’abord, au héros “Manuel” de Gouverneurs de la rosée de Jacques Roumain, qui mourut pour que l’entente soit faite dans son village. Deuxièmement, à la signification d’une façon plus large du mot “manuel”. Manuel, adjectif qualificatif de main. Personne n’ignore ce  que  représentent les mains dans l’activité humaine.
 
Elles sont les premiers outils du travailleur. Sans elles, pas d’écriture, pas de production, pas d’évolution, pas de transformation etc. Elles sont primordiales pour l’humain. Les mains, l’homme et la femme en ont besoin pour se défendre contre l’ennemi offenseur. Pour ma part, ce mot renforce le charme du texte. Et je salue grandement le talent luminescent de Thélyson Orélien s’attachant au destin de la littérature.
 
Ce qui m’a frappé le plus, c’est la poésie qui danse sans cesse dans le texte. Poésie rare et qui pourrait ensoleiller et réveiller la nuit. Thélyson ramène avec tant de soin la poésie à la source de la beauté, à l’origine de l’art. J’aime éperdument le texte, pourquoi ne pas l’avouer. Certes, j’aime aussi l’enfance du texte. Inventée ou pas, peu importe. Une enfance à la fois émouvante et sensible aux écrits, aux choses n’ayant que pour finalité de muscler l’esprit de l’homme.
     
Il importe de lire et relire soigneusement le texte de Thélyson. Mon amour pour le texte est vaste. Les mots me manquent à mieux l’expliquer. Je souri encore.
 
 
Samuel F. DAUPHIN
Port-au-Prince, 14 décembre 2012 

Rédigé par Parole en Archipel par Thélyson Orélien

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