Mémoire d'outre-monde

Publié le 25 Septembre 2012

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J’ai entendu dire que ce monde

N’est pas ce qu’il était auparavant 

Que les enfants n'auraient point d’azur

Que la terre n’irait pas loin

Et d’ombre à d’eau

Le silence est un acronyme

De regard jumelé de mauvaises expressions

 

Depuis des siècles

Les hommes ont toujours migré sur le temps

De la Guinée au nouveau-monde

Du Zimbabwe à l’Alaska

Nous avions sculpté des vagues

Pour les musées des villes modernes

 

 

Le mal et le bien existent par nos mots

Qu’en est-il de la vérité

Est-elle devenue une entité

D’intérêt porté disparu

 

Le rouge et le noir

Saignent

Le noir et le noir

Sont éloignés

Par complexes de ressemblance

Et par évidence d’un vivre forcé

Nous avons mal

De toutes les couleurs

 

N’était-ce pas ce tronc d’âme

Pour dompter les champs

Pour manger la chaîne

Pour amortir les fouets

Que seraient les grandes architectures

Des destinations touristiques?

 

N’était-ce pas leurs sueurs

Pour rouiller leurs os

Leurs danses

Dans les siestes de l'autre

Leurs chaires au bon repas

Que seraient les grandes avenues d'aujourd'hui?

 

Ils étaient sans dimanche

Sans jour de fête

Sans congé maternel

Ils étaient nus dans le froid

Brûler par le soleil

 

Ils étaient des mangeurs de grêle

Des dompteurs d'acier

Et des faiseurs de liberté

Leurs veines ont cousu

Les chemins de fer

Leurs cris ont fait

La bonne musique

Et leurs pas ne chaussent pas

Lestraversés historiques

 

 

Anderson Dovilas,

 

Rédacteur de Parole en Archipel

Rédigé par Parole en Archipel par Thélyson Orélien

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