Publié le 24 Mai 2011

http://media.librairiedialogues.fr/49/attachments/large/9/3/2/000930932.jpgC'est un singulier roman, d’abord parce qu’il est écrit à quatre mains, par les deux haïtiens Kettly Mars et Leslie Péan et c’est plutôt rare, un roman co-écrit. Ensuite par le sujet choisi et la façon de le raconter. Mars et Péan nous transportent dans le Manhattan de la fin des années 1800, celui des théâtres, où l’on se rend en fiacre, avant de rejoindre des restaurants chics pour souper et se montrer, rutilant.

 

New York et ses frous-frous, ses cancans, ses hommes d’affaires véreux et leurs danseuses, où tombent deux petits nègres pleins d’illusions. Henri de Delva, qui se fait passer pour un prince, homme raffiné, instruit, dont la beauté fera tourner la tête à des femmes et à des hommes. Son compagnon, Thalès, souffreteux, alcoolique, un peu perdu mais ébloui. Tous deux s’installent dans un hôtel et mènent grand train, avec l’argent… de la Révolution. Celle qu’ourdissent des généraux haïtiens, lesquels ont envoyé Henri et Thalès, deux émissaires pour le moins voyants, trouver à New York un navire et des armes, de quoi monter l’expédition par laquelle ils entendent renverser le gouvernement en place à Port-au-Prince. 

 

Oui mais voilà, bien difficile, débarquant dans une ville trépidante comme New York, les valises pleines de centaines de milliers de dollars destinés à financer leur opération révolutionnaire ; bien difficile pour les deux jeunes hommes de résister à l’envie de les dépenser, ces dollars à mauvais escient ! Surtout que le soir même de leur arrivée, Henri tombe raide dingue de Lillian Russell, actrice et chanteuse américaine qui fit, pour de vrai, tourner toutes les têtes à New York dans les années 1890. Croqueuse d’hommes et de diamants, elle deviendra l’obsession de notre homme. L’argent de la Révolution lui coule entre les doigts : il lui faut couvrir sa dulcinée de cadeaux et puis, et puis, il est rongé par la passion du jeu.

 

Évidemment, après un état de grâce de quelques semaines, les ennuis deviennent très sérieux pour nos deux compères. Ce Prince noir de Lillian Russell tient plus du polar que de la bluette. Un polar écrit à la manière des grands Chester Himes. Pas besoin d’un gros effort d’imagination pour que surgissent dans l’esprit du lecteur les impayables éditions Cercueil et Fossoyeur Jones. On s’attendrait presque à les rencontrer au détour d’une rue ou dans l’ombre d’une porte cochère.

 

"LE PRINCE NOIR DE LILLIAN RUSSELL" sera en vente-signature à LIVRES EN FOLIE, le 23 juin 2011.

 

 

© Audrey Pulvar

 

Lecture conseillée :

Le Prince Noir de Lillian Russell

de Kettly Mars et Leslie Pean

Editions du Mercure de France

Paru le 29 avril 2011


 

- Kettly Mars, est née en 1958 à Port-au-Prince où elle vit. Après ses études classiques, elle reçoit une formation en administration et travaille encore entre colonnes de chiffres et procès-verbaux de réunion. Elle commence à écrire vers le milieu de la trentaine, un besoin latent alimenté depuis l’enfance par sa passion de la lecture. Elle le fait pour dégager son souffle du poids des tabous qui entravent sa société et aussi pour trouver cohérence et équilibre dans le fouillis violent, sublime et paradoxal qu’est Haïti. Sensualité et érotisme colorent sa prose qui va au cœur des choses et des êtres, explorant des sujets sensibles comme la spiritualité vodou, l’homosexualité, les préjugés de couleur et de classe, la condition des femmes. Ses personnages attachants livrés à l’arbitraire d’un destin fatal développent des mécanismes surprenants de résistance dans un seul but, survivre. Née au tout début d’une dictature qui l’a vu grandir et entrer dans l’âge adulte, Kettly Mars, comme d’autres d’écrivains de sa génération, essaie de retrouver dans ces trente années de traumatisme brutal la source des tendances à l’auto-destruction d’un peuple.


 

- Leslie Péan, est né en 1949 au Cap-Haitien, Haïti et vit aux Etats-Unis. Il a déjà publié L’Ensauvagement macoute (2007) chez Maisonneuve et Larose et Les luttes de l’Union Nationale des Etudiants Haïtiens sous le gouvernement de François Duvalier (2010) chez Mémoire d’Encrier.

 

Mercure de France link

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Publié le 27 Avril 2011

183318 10150401016365230 777130229 17528200 3281546 nNotre bicolore ne tombera pas. Cette affirmation peut sembler désuète et téméraire quand après deux siècles d’indépendance nous avons vu vers quoi cet acte passionnel nous a amené. La division clamée haut et fort et le renvoi au beau milieu de son mandat d’un régime démocratiquement élu, sont entre autres les conséquences néfastes de politiques consistant à obtenir le pouvoir pour le pouvoir. Ce qu’il faut aujourd’hui éviter est plus que jamais l’ingérence internationale, au nom de l’humanitaire. Il nous faut donc reprendre notre chère souveraineté en travaillant à rendre cette nation plus forte, moins vulnérable.


Monsieur Michel Martelly est élu après la stabilité stagnante et non productive d’un mandat de Préval mais au moins, avec la garantie pour ce dernier d’avoir entamé le processus démocratique en passant l’écharpe présidentielle à un autre président installé par la voie des urnes, cela nous rappel 2001, les années qui suivent devront être d’une autre mélodie. Nous ne nous attarderons pas sur la manière de la prise de pouvoir, mais nous avons observé une pale performance des vingt années de régime de gauche, que la Communauté internationale à force de promesses non tenues et de blocus plus ou moins avoués a laissé s’ enferrer dans un mandat stérile.

La commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti nous rappelle plusieurs étapes historiques dont le plan Marshall utilisé pour relever l’Europe après la seconde guerre mondial et contrer tous les fléaux de gauche. Ce n’est pas d’aujourd’hui que la droite est au pouvoir. Nous avons connu des périodes depuis bien des années qu’on pourrait qualifier d’extrême anarchisme même car par coup d’états et captures de nos hommes d’états, acculés à l’exil, Haïti a perdu quelques os de sa colonne vertébrale. Nous sommes dans une valse à deux temps et votre nouveau régime, Monsieur le président élu, devra savoir comment mettre le premier pas pour ne pas trébucher avant de déposer le deuxième.

La première étape de la nouvelle administration devra être la réconciliation, pas celle que tout le monde attend dans une sorte de dégustation médiatique entre les forces non actives de la nation mais entre les divers secteurs qui peuvent effectivement permettre une reconstruction équilibré entre les besoins de la nation et leurs propres intérêts. Le danger que colporte ce nouveau système de direction dit de droite est qu’il peut passer facilement aux yeux du peuple comme puissance « bling bling » favorisant les besoins d’une minorité, élite économique d’un pays qui patauge dans la misère.

Le nouveau système que vous souhaitez incarner en invitant les divers partis de la nation haïtienne à participer au nouveau gouvernement doit faire rupture avec les anciennes mains basses de l’exclusion qui n’a pas su dépasser la querelle politique afin de penser Etat de droit. La moralité est plus que jamais essentielle au relèvement d’une population ne sachant plus distinguer le bien et le mal, ne sachant pas d’où elle vient ni où elle se dirige. L’éducation civique qu’elle passe par les églises, les écoles ou qu’elle prenne expansion dans la rue est aujourd’hui plus que jamais, une nécessité.

Toutes les structures de l’ordre disparaissent si profondément qu’il a été permis à L’OEA de corriger les résultats d’une de nos plus hautes institutions, disons de corriger notre avenir après que le peuple se soit manifesté de façon assez violente, il est vrai. La réconciliation internationale représenté par la CIRH cache un mauvais germe, celui d’une sainte dépendance, car le passage de la gestion étrangère à celle de cadres haïtiens devra se faire au plus vite, mais il faudra une toute autre politique : concentrer leur activité sur des projets générateurs de revenus pour l’Etat plutôt qu’aux bénéfices d’organismes privés.

Certains régimes de gauche ont réussi dans la remise sur pied économique de leur pays, au Brésil par exemple : le président Lula a accepté un certain compromis avec les multinationales d’originaires étrangères et/ou locales, inventé la bolsa familia qui a répondu aux besoins d’une population satisfaite en fin de mandat. Mais pour cela il faut organiser un certain budget, le slogan inchangé de l’idéologie de cette nouvelle équipe dit « Haïti est trop riche pour être pauvre » devra prouver sa véracité, puisqu’elle est utopique dans l’urgence entre les secteurs primaires et secondaires. 

Dans le tourisme cependant, avec un minimum de détermination et d’intelligence des secteurs privés, l’hôtellerie sera dynamisée et la vente de la culture locale, gage de notre identité, et qui n’est pas sujette à la soumission, est la meilleure façon d’affirmer notre authenticité. 

Ainsi les hommes d’affaires haïtiens et étrangers cohabiteront dans la paix, dépasseront les discours résiduels de la campagne électorale, souvenons nous de notre passé glorieux, avançons vers le futur en ayant en tête que nous ne voulons pas d’un développement disloqué mais d’une vraie union qui entoure notre seul drapeau, qui se différencie du néocolonialisme et implantera des bases solides et définitives, malgré les médisances nous avons été depuis deux siècles indomptables remuant l’idée d’être capable de devenir l’exemple d’un pays indépendant développé avec ses propres hommes. Nous sommes à quelque pas de la première puissance mondiale, notre malaise a été que nous n’avons pas su cohabiter avec elle et pour ce faire, il faut une bonne ambiance et comme l’a dit Churchill dans son discours à Fulton « ce que j’ai pu voir chez nos amis... m’a convaincu qu’il n’y a rien qu’ils admirent autant que la force et rien qu’ils respectent moins que la faiblesse » 

 

Fabian Charles, poète

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Publié le 27 Avril 2011

Par Glodel Mezilas


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La décapitation d’un haïtien sur une place publique en République Dominicaine, en mai 2009, n’est pas un acte isolé mais doit être mise en rapport avec les structures profondes de l’imaginaire social dominicain qui s’est constitué à partir de l’héritage intellectuel de ce pays, en opposition à la culture, l’identité et le caractère ethnique d’Haïti. Cet héritage remonte au XIXe siècle, au moment de la fondation de l’Etat-nation dominicain. En ce temps-là, l’élite intellectuelle de la république voisine a dessiné l’horizon discursif pour comprendre la culture et le rapport de ce pays avec Haïti. Une telle entreprise arrivait à son paroxysme avec la dictature de Trujillo à partir de 1930 et s’est poursuivie avec Joaquim Balaguer, qui a déchargé toute sa batterie anti-haïtienne dans son ouvrage raciste, La isla al revés. C’est dans ce sens que ma réflexion met en relation dialectique le discours identitaire dominicain, le colonialisme interne et l’antihaïtianisme.

En général, le discours de l’identité d’une communauté se construit par opposition à une autre communauté. Karl Löwith, le philosophe allemand, montre que l’idée d’Europe surgit en opposition à l’Asie. De même, le concept d’Amérique Latine surgit en opposition à l’Amérique du Nord au XIXe siècle. L’anthropologue libanais, Sélim Abou, souligne que le problème de l’identité ne surgit que là où apparaît la différence. Pour sa part, Olivier Roy affirme que la question de l’identité des musulmans surgit à partir de leur contact avec l’Occident.

Cela dit, la construction de l’identité dominicaine par une grande partie de l’élite s’est réalisée en opposition à la République d’Haïti, au XIXe siècle, dans un contexte dominé par l’anthropologie raciste, fruit de l’expansion coloniale Occidentale depuis le début des Temps Modernes. Cette anthropologie était au service de l’impérialisme européen. C’est pourquoi le sociologue péruvien, Anibal Quijano, montre que l’idée de race est une invention de la modernité occidentale. Pour sa part, Hannah Arendt, la philosophe allemande, souligne que l’impérialisme de l’Occident à la fin du XIXe siècle est lié au racisme. Tout cela révèle que l’intellectualité dominicaine a élaboré son discours en exploitant l’idéologie raciste que l’Europe a répandue au cours de son expansion coloniale moderne, une idéologie qui parvient à contaminer l’histoire humaine et les relations sociales et interethniques. Dans ce sens, la modernité occidentale est ambivalente. D’une part, elle proclame l’idée de raison, de liberté, de Droits de l’Homme, de démocratie au sein de l’Europe. Mais d’autre part, elle a une face coloniale, en répandant le racisme, le colonialisme, l’esclavagisme. Elle a causé le génocide des populations. La modernité occidentale est à la base des grands problèmes ethniques, culturels et identitaires actuels. Elle a servi de fondement aux idéologies totalitaires, à l’affirmation des identités meurtrières, etc.

Le discours de l’identité dominicaine s’est ainsi dessiné en opposition à Haïti, d’où son antihaïtianisme. Une telle élaboration permet la manipulation de l’imaginaire social dominicain qui en vient à considérer l’haïtien comme son ennemi. Bien que la majorité de la population dominicaine soit formée de noirs de mulâtres, l’élite préfère utiliser la catégorie fantasmatique d’ « indien » pour se référer à la condition raciale dominicaine. Le concept d’indien permet de discourir sur la problématique ethnico-raciale de la république voisine. La figure de l’indien ou de l’indigène est hautement valorisée. C’est pourquoi le premier roman dominicain – Enriquillo de Manuel Jesús Galvan, publié en 1882 - portait sur l’époque préhispanique et mettait en exergue cette figure. Ce roman est considéré comme « l’épopée »dominicaine. Il constitue la fiction fondatrice qui pose l’essence nationale dominicaine basée sur les valeurs hispaniques et l’héritage préhispanique.

La figure de l’africain est occultée dans le discours de l’identité dominicaine. Le discours national dominicain sur l’identité célèbre le métissage de l’indien et de l’espagnol, rejetant toute référence aux héritages africains. C’est pourquoi le mouvement de la négritude n’avait aucun écho dans ce pays, puisque l’ethnicité fictive (selon le concept d’Etienne Balibar) permet d’occulter la véritable nature ethnique et culturelle du pays.

Le rejet de la composante africaine de l’identité dominicaine coïncide avec la négation de tout ce qui a à voir avec Haïti. Après Galvan, les intellectuels dominicains ont surtout célébré les mérites de la culture hispanique. Cela se trouve dans les efforts faits par Pedro Enriquez Ureña dans ses études littéraires sur le passé colonial de son pays. Il a écrit des travaux sur la littérature, la culture coloniale et l’histoire de la littérature hispano-américaine en exaltant les traditions hispaniques. Il fut l’un des membres du mouvement culturel Ateneo de la Juventud (créé en 1907 au Mexique). Il s’agit de récupérer et de valoriser les racines hispaniques de la culture hispano-américaine. Sans doute, il jouait un rôle essentiel dans l’articulation de l’identité culturelle dominicaine.

Cependant, en réalité, ce discours raciste ne reconnaît pas la diversité culturelle et ethnique du pays. La population dominicaine est en grande partie formée du métissage de l’Africain et de l’Européen. Cette réalité n’est pas reconnue comme telle. Ce qui montre l’existence d’une sorte de colonialisme interne. Ce terme a été utilisé par les sociologues mexicains ( comme Gonzalez Casanova) en réaction au mouvement indigéniste qui ne reconnaissait pas l’altérité culturelle des indigènes et qui cherchait à les intégrer dans les valeurs culturelles dominantes. Pareillement, en République Dominicaine, le discours sur l’identité culturelle reflète les intérêts de la classe dominante, qui nie la réalité culturelle profonde du pays. Ce discours est associé à un antihaïtianisme très fort qui s’inspire de l’histoire du pays, sachant que pendant près de 24 ans Haïti occupait leur territoire. Pour cela, l’élément noir (haïtien) est considéré comme une menace et un danger pour le pays. Cette menace est de nature biologique et morale, puisque Balaguer écrivait que la pénétration clandestine des haïtiens en République Dominicaine menace de désintégrer les valeurs morales et ethniques de la famille dominicaine.

De tels propos permettent de comprendre la logique discursive qui alimente l’inconscient collectif dominicain et qui élargit davantage le fossé entre les deux peuples. En outre, il faudrait aussi dire que cet antihaïtianisme est d’autant plus fort que le peuple dominicain – par l’intermédiaire d’une grande partie de l’élite – n’a pas encore digéré et dépassé son passé historique. La psychanalyse nous apprend que les traumatismes du psychisme sont liés aux évènements du passé, lesquels se refoulent dans l’inconscient et ressurgissent sans la volonté de l’individu. Il en est de même de la République Dominicaine. Son sentiment anti-haïtien est le produit de l’histoire qui n’est pas encore assimilée et dépassée et ce sentiment ressurgit dans des moments les moins attendus. Ainsi, la décapitation de l’haïtien sur la place publique est l’expression conjoncturelle de la structure de la mentalité collective dominicaine. Pour que ne se reproduisent de tels actes, il faut un long travail d’éducation, de motivation, de conscientisation et d’échange culturels entre les deux pays. La France et l’Allemagne sont des exemples évidents. Au XIXe siècle, le conflit était permanent entre elles. On se rappelle que l’unité allemande a été proclamée en France. Puis deux guerres mondiales ont eu lieu à cause de leurs différends. Mais au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, elles ont su dépasser leurs différends pour poser les bases de l’Union Européenne. Certes, il n’est pas facile de parvenir à telles réalisations entre Haïti et la République Dominicaine, mais il n’est pas impossible non plus. Car comme disait Sartre dans l’Etre et le Néant, le sens du passé dépend du présent. Le passé n’est pas une sorte de fatalité cachée quelque part comme dans le cosmos des anciens, mais son sens dépend du volontarisme humain. Haïti et le République Dominicaine ont le devoir de s’engager dans un véritable dialogue pour cicatriser les blessures de l’histoire et psychanalyser ses traumatismes, afin de libérer l’inconscient collectif des deux peuples des pulsions aveugles de haine mutuelle.

 

source Montay Kreyòl: link

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Publié le 27 Avril 2011

 

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Le poète-journaliste et comédien Fortestson FÉNELON dit Lokandya présentera le vendredi 29 avril 2011, la vente signature spectacle de son dernier livre de poésie en créole en date "Pwent tete solèy" à Gold Choice Ballroom, 345 South State Road 7, Margate, FL 33068 (corner 441 and Southgate, Floride). 

Paru sur le label des éditions Educavision, ce livre de 85 pages contient 55 poèmes traitant des thèmes comme la mort, l’existence, la mélancolie, l’amour et la solitude. "Pwent tete solèy" se veut être une quête de la beauté pour le renouveau de l’humanité de plus en plus entre l’enclume et le marteau.

A cette vente signature spectacle prendront part les chanteurs Yves Mardice, Eddy François, T-Mich, les poètes André Fouad, Jilliane Theodore, le comédien Woodson Bell Tarin dit Janfoukan et l’écrivain Josaphat Robert Large. 

Une republication du livre "Pwent tete solèy" est prévue cette année par les éditions Bas de pages. 

Rappelons que ce livre est préfacé par Josaphat Robert Large et le texte intitulé « Souf latè », texte écrit en mémoire des victimes du tremblement de terre du 12 janvier en Haïti a été sélectionné par l’Université Iowa (University of Iowa) aux Etats-Unis. Ce texte fera partie, lors d’une publication en Mai 2011, d’une anthologie spéciale des auteurs écrivant sur le drame du 12 janvier 2010.

 

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Publié le 26 Avril 2011

picblog.jpg" ... je suis l'ainée des filles d'une famille de 4 enfants, dès mon plus jeune âge, j'ai eu une aptitude pour l'écriture et la poésie. En classe je portais sur mon dos la littérature française, les rédactions et les dissertations. A 14 ans, j'écris mon premier livre, cependant, comptais déjà dans mon palmarès au moins une quinzaine de recueils inédits parlant de sentiments, de passion et d'amour, mais aussi de peine, de chagrins de désespoir, de déception et de la mort. Sous mon oreiller se reposaient un crayon et des cahiers piqués au bureau de mes parents, pour pouvoir écrire à toutes heures et surtout dans les coulisses de la nuit. ‘' Le cri des insectes au cœur de la nuit‘' m’inspirait, c'était ma muse en ce temps là..." 

Ecrivain-poète, graphiste, designer, décoratrice, formatrice en protocole. L'œuvre de Sybille Aisha Figaro comporte beaucoup de textes poétiques. Elle vit en Haïti où elle travail. Elle a produit plusieurs recueils de poèmes dont la majorité reste encore inédite.



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À Thélyson Orélien

 

À toi l’inconnu... mon ami, pour toi gentiment ce réconfort
Dans un lointain rythme du sirocco, Un arbre de ses feuilles luisantes,
Au son de tes pas, cadence, Au son de ta voix, pense
Au refrain de bouche, a sourit

Loin aux limbes de la géhenne,
Une pensée pour toi, une cantate pour t’endormir
Une voix pour te bercer une nature pour te réchauffer.

Au creux de tes mains, une sagesse,
Au fond de tes yeux, une paix
Aux infinies de ton âme, une bonté.

Le temps s’est retourné vers toi
Le rossignol et son dernier refrain conduisent tes pas
La main divine guide tes élans.

Ma plume dans la pénombre a pleuré,
Mes phrases profondément hantent ton web,
Jour après jour une amitié naît,
Temps après temps, il réapparaîtra.
Pour toi ces gentil mots. Ô toi l’inconnu, à toi mon ami ...
 


Sybille A. Figaro

 
Collection UltimLux....Collection Privée. de Sybille A. Figaro

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Publié le 26 Avril 2011

 

Journaliste de formation, détentrice d’un DEA de Sociologie du Droit et Relations sociales, membre de l’Association des Femmes Journalistes (AFJ), Maggy DE COSTER a travaillé dans différents périodiques en France et à l’étranger. Elle dirige Le Manoir des Poètes, une revue semestrielle à vocation poétique, culturelle et littéraire. Elle est également membre délégué de la Société des Gens de Lettres, Sociétaire et membre du Comité directeur de La Société des Poètes Français et aussi membre du P.E.N. Club français.

 


 

 

 

Tu prends forme

Dans l’arborescence de ma vie

Tout mon être se dilue

Dans le parfum du soir

Et mes jours de brume tissés

S’allongent sur le parvis

De l’éternité en marche

 

Les heures qui passent

Entraînent les saisons

Dans la cadence de l’émoi

Et au clair de l’espoir

Je me dirige à pas perdus

Dans les frondaisons des souvenirs


J’insère une note de paix

Dans la partition du présent

Pour la salvation des esprits en sursis


**

 

Tomas forma

En la arborescencia de mi vida

Todo mi ser se diluye

En el perfume de la tarde

Y mis días tejidos de brumas

Se alargan sobre la plaza

De la eternidad en marcha

 

Las horas que transcurren

Arrastran las estaciones

En la cadencia de la emoción

Y a la claridad de la espera

Me dirijo a pasos perdidos

En las frondosidades de los recuerdos

Inserto una nota de paz

En la partición del presente

Para la salvación de los espíritus en suspenso

 

 

Maggy De Coster

Extrait du recueil bilingue français-espagnol Avant l’aube/ Antes que despunte el alba, Le Scribe –L’Harmattan, 2010

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Publié le 21 Avril 2011

Denise BERNHARDT

Née à Cannes en 1942, Denise BERNHARDT écrit ses premiers poèmes à Annecy et, dès 1956, est publiée par Le Républicain Savoyard et le Dauphiné Libéré. Elle est membre de la Société des Gens de Lettres, sociétaire de la Société des Poètes Français, sociétaire de la Société des Poètes et Artistes de France ainsi que d'autres associations. Elle publie plusieurs recueils ainsi que des recensions et articles pour des revues littéraires. Elle a publié entre autresOù la lumière se Pose (éd. St Germain des Prés, 1997), Dialogue Ensoleillé avec René Eyrier (La nouvelle Pléiade 1999), Prix Aragon de la Société des Poètes Français, La crime (Les presses littéraires 2001) Prix de la Fondation Yolaine et Stephen Blanchard, Adagio Prix de l'Ouvre Boite 2002 (publié par l'association), L'Âme Nue (Les presses littéraires 2004) Prix Virgilio Marone en Italie (traduit en créole par Fred Edson Lafortune), Les Braises noires publié en septembre 2006 par RALM (La Revue d'Art, de Littérature et de Musique) et téléchargeable en PDF (62ko) sur le site www.artistasalfaix.com  

 



 COMME UNE ECORCE VIDE

À Aderson Dovilas,

pour son livre : " LES ILES EN ACCENT AIGU "

 

Le temps des amours passionnées
Est déjà mort de ses embrasements.
Je ne connaîtrai jamais
La douce fureur de tes nuits
La sueur perlée des étreintes
Les enroulements de nos corps triomphants.

Je ne connaîtrai pas tes mots-fruits
Nés de la terre insulaire,
Ni les caresses de tes doigts
D'algues brunes
Ondoyant sous l'écume de mer.

Je vivrai tes folies
En dévorant tes pages
Je boirai ta bouche tendre
A la source des plaisirs.
Je prendrai des morceaux de ton coeur
Pour entrelacer des fleurs d'améthystes
A des tiges d'opale.

Au coeur de la nuit
Tu viendras comme une âme
Effleurer une autre âme.

Je sècherai mes cheveux 
A l'ambre de ta peau,
Et je sèmerai les ruisseaux de tes veines
D'ocelles salées par les embruns,

Pour qu'à l'aube silencieuse
Se referment nos mains
Comme des coquillages.

 

Denise Bernhardt
Montmorency , nuit du 19 Avril 2011

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Publié le 19 Avril 2011

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Martine Biard est une écrivain toulousaine, issue de deux mondes culturels, l'occitan et le catalan. Son écriture s'exprime dans plusieurs genres: poétique, romanesque, historique et spirituel. Elle est notamment l'auteur d'un cycle romanesque, d'un recueil et d'une anthologie personnelle de poésie (1977-2007), et de témoignages spirituels. Ancienne élève de khâgne, elle est devenue enseignante après une spécialisation en histoire moderne et en poésie contemporaine. Ancienne formatrice en communication, elle poursuit aujourd'hui une activité de conférencière. Son livre Le Bestiaire charnel a obtenu la Reconnaissance Littéraire francophone au XVIIIe Concours international 2010.

 


 

La Modulation

À Thélyson Orélien

 


Au pas de Lune des cités, nous dormions à genoux
Et partagions nos ombres dans d' étranges éclats.

Il fut un temps de sommeil gris et d' orages serrés
Au creux de nos paupières
Pour encercler le vide et revêtir la Nuit
Qui enchanta sa silhouette.

Le temps n' avait plus de sommet
Quand à décupler les chiffres,
Nos ombres même se sont perdues.

Au loin, l' une sacrifiait déjà au Nombre d' or
L' autre à la main de feu.

Nous retenions nos pas, nous n'osions plus souffler.
En deça de la rampe, la faim nous suspendait
De son regard étrange.

Rêvant la Foi et professant dans la fourrure,
On nous signifia bientôt l' épée qui émoussa notre repos.

Nous perdions nos autels et consumions des mots.

Il nous fallut des vivres, on nous donna des sources.
Nous détestions les bornes.
Nos forces se figèrent au tranchant de nos haches,
Mais les mobiles de nos ardentes colorations
En avaient oublié d' hanter la forme.

Le cristal nous brisait à fracasser des transparences.

Dans l' immensité blanche, c' était encore la mer qui nous peuplait.
Un grand vent nous possédait, dénombrant nos absences.

Au centre d' un baiser dont les haubans confondraient
Le somptueux et les esprits du Diable,
La Terre s' ouvrit sur un mauvais silence.

Nous bâtissions sur des mélanges et de la pierre usée
Par delà les grilles, le cliquetis des métaux
Ou les égarements de nos débris salés.

Il nous fallait bien tout rompre
Au hennissement d' un jour qui nous hissa
Plus solides que le marbre, plus tranchants que la lame
Pour chercher d' autres lignes où retenir nos fulgurances.

C' est une ombre très vive qui vint nous révéler
Et aspirer le miel au seuil de nos demeures.

Nous avons fini sève pour avoir été feu
Dans un trop grand hiver
Dans un trop long silence.

Nous projetons le flambeau d' un ange
Et sommes repartis pour confondre nos traces.

Aujourd'hui, je recomptes les pas que nous faisions ensemble
Sur les places et arcades au soleil lourd des mots invraisemblables
De neige sur le sable
Ou de Lune à midi,
Et c' est un escalier que grave l' horizon.


Martine Biard


  Extrait du recueil de poèmes du même nom LA MODULATION
                ( FRANCE. La Franqui 1990- Lunel 1995 )

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  in " L' Autre visée de monde " p 110 à 112

Anthologie poétique - personnelle - 1977-2007
Edilivre.com / Editions Aparis-Edilivre, Paris, mai 2010.

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Publié le 18 Avril 2011

Andreson Dovilas au Tambour

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Publié le 10 Avril 2011

"Pwent tete soley" le dernier livre de Lokandya FENELON,
page de couverture, edition Educavision, Fort-Lauderdale, Floride.
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Youn nan tematik ki jalonnen tout listwa literati ayisènn an, se keksyon lanmò a. Se yon tèm ki prezan tout-bon-vre nan fabrik lavi nou, opwen li siprann nou detanzantan ak yon fòm diferan, ak ou rapidite enkwayab, lè se pa ak van siklòn pou bwote nou ale osnon ak dlo dechennen larivyè pou nòye nou anseri, se ak sekous tranbleman-d-tè li atake nou, pou l sa antere nou sou-le-chan. Lanmò vlope kò li nan twal veki nou. Li sitèlman prezan akote nou, otè nou yo miltipliye diferan vizaj li yo nan zèv yo. Tèm lanmò a, fòk nou pa bliye, se li ki te ajoute nan richès san parèy nou jwenn nan « Les dix hommes noirs » Edzer Vilaire a. Yon zèv ki make yon pwen enpòtan sou tablo bèl literati nou an.

 

Nan powèm istorik sa a, Vilaire te filtre tematik lanmò a nan yon optik filozofik pou l montre, klè kou dlo kòk, desten yon jenerasyon ki gen pou l ale tonbe nan labim letan. Nan tèks sila a, lanmò te jwe yon wòl senbolik, pou reprezante yon fotokopi dezas ki t ap tann nasyon ayisyènn an nan youn nan kalfou destine li. Epi, lè nou sonje Vilaire te yon pastè pwotestan tou, nou pa etone dekouvri, dèyè tèm lanmò li a, yon rapèl lafen lavi a, nan yon pèspektiv biblik natirèlman.


Men, lakay jènn otè tankou Fénelon, tèm lanmò a mete aspè senbolik nou soti mansyone a akote. Se kòm si dezas Vilaire te predi a rive sou nou. Li lan mitan nou. Se ladan l nou ye ! Se kòmsi, depi plis pase yon demi-syèk, se nan labirent yon kokennchenn katastròf n ap evolye, nan yon egzistans lavi/lanmò, sètadi, yon egzistans ki benyen nan mwatye lavi ak nan mwatye lanmò, si byen, lè n ap soti lakay nou nan maten, nou pa janm konnen si n ap tounen anvi, lè solèy la finn tonbe. Se poutèt sa nou di se nan espas dezas Vilaire a n ap siviv, ladan li n ap soufri, ladan li n ap koud listwa peyi nou an, epi ladan li tou nou genyen pou nou fini pa mouri. Nan espas sa a, le-pli-souvan, se prezans kadav nou ki aprann tout moun (fanmi kou zanmi nou), nouvèl lanmò nou.

 

Tout lanmò pran lari

 

chak jou ki tanmen se yon dèy simityè

 

Se nan espas katastwòf istorik sa a, zòt gen dwa pèmèt li antipile kadav nou youn sou lòt,  tipil kadav sou tipil kadav, anvan y ale lage nou, pa panyen, nan yon kantite fòs kominn tankou Ti-Tanyen. Kadav yo lè sa a pa gen okenn lyen youn ak lòt, okenn referans k ekri nan pyès dokiman, se kadav yo ye, pwen-ba !

 

tout sèkèy pran lari

van chanje kadans

solèy mouri nan fwon mwen

larivyè debòde sou lanmè

nanm lanmè pati

manmb latè febli

Wòch pote nouvèl bay tonbo

yon disip file

jou lanmò mwen

tout simityè ap pran lari 

 

Lanmò nan tèks “ Pwent tete solèy ” Fénélon an, s’on lanmò toutouni, san pyès idantite, san libera ni lantèman, se yon fen total/kapital,  kòm si, anfèt, kadav nou pa te janm yon kò (lè nou te swadizan anvi), kadav nou pa gen lyezon ak ansyen kò nou, ki yè ankò, t ap franchi tan-byen-k-mal wout yon legzistans.

 

Men, akote tematik lanmò sa a, fòk nou di nan prezantasyon nou an, san nou pa kache men nou, Fenelon se yon boujon k ap deplwaye talan li yo nan yon pwojè powetik ki makonnen ak anpil pwomès, yon jènn ekriven ki chaje kouleba ak talan, epi ki, si l kontinye, gen pou li rive lwen nan lorizon literati a. Se talan wololoy sa a ki pèmèt otè a metrize tematik lanmò a si byen. M ap envite nou li kèk lòt mòso nan pwezi k ap reyonnen nan « Pwent tete solèy » la :

 

chak bò lari Pòtòprens

nou kase randevou ak souf nou

nou kase randevou ak lanmou

nou kase randevou ak lanmò

 

Nan 4 vè sa a yo, nou kapab retrase trajektwa lavi powèt la. Nou jwenn lanmou ki se youn nan aliman motè dezirad yon moun, men nou jwenn lanmò  ankò, lanmò ki se pwen final tèks lavi a. Se nan vè sa a yo nou dekouvri otè a te kase randevou ak souf powetik li tou, souf ki envite (Noumenm lektè yo) penetre nan lespas lekriti otè a.

 

Sanbilite w kite kè w pran lari

pye bwa fè jalouzi pou ou

ou se flè ki pouse nan pla men m

ou se chans lavi fè m kado

 

latè bave sou mwen

solèy krache sou mwen

bò kote w

nou se kòkòt ak figawo

nan mouchwa tan-an

kòtakòt n ap flote

n ap koupe lavi kout je

nap koupe fache ak lavi

 

n ap koupe lavi nèt al kole

 

Powèm sa a ale pran souf li nan mitan lari lavi a. Powèt la gen yon demwazèl nan tèt li, men tou, panse li al chache referans nan pye bwa, nan reyon solèy, nan tiflè sou pwent branch. Kò demwazèl la mele ak peyizay veki powèt la. Nan tèks la, li tounen yon vil, yon fòm abstrè, yon espas chaje ak tikay anba lonbraj li : demwazèl la s’on vil powèt la renmen anpil. Tande :

 

Lari ban m do

m gade Pòtòprens k ap pase

nan yon tibout fanm byen won

nan yon talonkikit miwomiba

depi jou sila a

se andedan tibout fanm byen won sa a

m anvi abite

 

Pi lwen nan « Pwent tete Solèy », lanmou powèt la kontinye mele kò demwazèl la ak peyizaj kote l ap sikile a, jouk li entwodui li andedan powèm nan, kote li parèt tankou yon rèv, pandan l ap simaye frechè pou plezirad powèt la :

 

Ou se fanm

ou se fanm ki fè lari mache

ou se fanm m anvi renmen

m anvi reve ou toutouni k ap mache nan powèm mwen

m anvi santi frechè pye w sou kò mwen

 

Lanmou otè a se pou yon fanm e fanm nan se yon peyi. Lanmou s’on chan tematik kote pasyon otè a soti sou yon sijè li renmen, pou l ale poze sou yon lòt, epi sou you lòt pidevan apresa. Tout sijè pasyon sa a yo, se yo ki konstitye chan tematik lanmou powèt la.

 

Nan pwezi Fénélon an, Fanm nan s’on Branch ak ou flè sou pwent tete li, flè a se yon zwazo ki ap chante: chante a s’on sijè k ap devlope kò li nan panse otè a.  

  

M swete lektè Pwent tete solèy yo va jwi menm jan avè mwen nan kouran lekti rekèy la. Se yon bèl jèfò ki mande apresyasyon nou, sitou otè a fè pati kouran jènn ekriven k ap bati yon bèl letajè literè pou ekspoze zèv yo nan chan literati ayisyènn an.

 

 

Josaphat-Robert Large

Nou Yòk, oktòb 2010

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Rédigé par Parole en Archipel

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