Publié le 9 Avril 2011

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Je vous aime comme le tralala des imprimés
Sans préposition de faible cause 
Sur l’apparence des énigmes

Je vous aime tel que je suis
Enfant gâté des manuscrits
A publication intime
Et quand le vent s’anime
Entre cheveux et toute autre chose
Qui s’affirme au près de moi
Je réinvente la fraicheur
Du vouvoiement de l’horizon
Pour parler de vous et de moi
De moi en un vous
Si la certitude à un coté de chaire

Je vous aime sans kilomètre à prendre
Sans pluriel de sexe
A risquer un mariage

Je vous aime de pied mature
De voyage à laver en midi d’été
Je vous aime phrase délicieuse
Sans paraphe d’Adieu
Comme un enfant portant la signature
D’un père à gagner


Anderson Dovilas, 

Poème écrit dans l’Avion…

Vol New York-Orlando, 8/03/11

 


Anderson Dovilas est né à Port-au-Prince le 2 juillet 1985, un an avant la chute de la dictature des Duvalier qui persécutait sa famille. Quand il est élève au Lycée Antênor Firmin, il rencontre la poésie comme punition à ses turbulences pendant les heures de cours. Depuis lors, il trouve son plaisir dans le devenir des mots. Il est membre de l'Atelier Création Marcel Gilbert de la Bibliothèque Justin Lhérisson de Carrefour où la poésie dépasse les barrières institutionnelles. Anderson Dovilas est sans doute l'un des plus grands poètes de sa génération avec des métaphores infinies.

Anderson Dovilas illustre avec bonheur le renouveau de la littérature haïtienne. Il possède la force et la tendresse de son âge. Le courage et la volonté sont ses armes, auxquelles s'ajoute le charme pimenté d'un goût de vivre qui lui attire toutes les sympathies.

C'est un poète qui distille ses émotions au fil des métaphores, mais il est aussi homme d'action, engagé politiquement. Intégré dans le milieu associatif, il est celui qui va de l'avant et ne renonce jamais, surmontant ses nostalgies et ses déchirements.

Anderson Dovilas appartient à cette génération qui relève les défis majeurs d'un siècle où la nature devient démente non moins que les hommes. En réponse au désarroi où se trouve plongé son pays, il crée en 2010 Sosyete Powèt Kreyolofòn (la Société des Poètes Créolophones) qui est à elle seule toute une philosophie. Elle a pour but de donner au public haïtien, dès le plus jeune âge, l'amour de l'écriture et de la lecture, à partir de la langue maternelle, pérennisant l'histoire et les croyances qui cimentent un peuple, et faisant rayonner le créole dans le cadre de diverses activités culturelles.

Les mots d'Anderson Dovilas sont sculptés dans le marbre de l'idéal, et modelés par les mouvances du cœur :

              Il fait le temps de reprendre
              Ton nom sous mes draps
              Parce qu'il fait un temps de brise à modeler
              Sur les toits d'une chanson en terre cuite

                                          (extrait de Mon Pays, rien de luxe)

– Denise Bernhardt

 

 

Ile en Ile link

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Publié le 8 Avril 2011

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Sous la houlette du Fonds de dotation agnès. b et en collaboration avec l‘Institut Français, l’exposition “Haïti Royaume de ce monde” sera présentée du 8 avril au 18 mai à Paris. Le titre de l’exposition “Haïti Royaume de ce monde” tiré du roman d’Alejo Carpentier, sonne comme une façon de revenir sur les mythes fondateurs de cette île.

Cette exposition collective est née de l’envie de faire partager la culture artistique Haïtienne et de présenter des artistes qui, au quotidien, questionnent le chaos dans leurs créations. L’espace d’exposition sera conçu comme un laboratoire dans lequel les différents intervenants qu’ils soient plasticiens, photographes, sculpteurs, peintres, performeurs ou encore vidéastes (parmi lesquels Mario BenjaminBarbara Prézeau, ou encore Roberto Stephenson)  définiront “leur” Haïti.

L’occasion de découvrir des œuvres récentes ou inédites, commandes faites aux artistes spécifiquement pour l’exposition et qui témoignant de leur vitalité créatrice, tout en attirant l’attention sur la difficulté qu’ont ces artistes et leurs œuvres, de circuler, d’échanger avec la Caraïbe et le reste du monde.


Artistes présentés : Sergine André / Elodie Barthelemy / Mario Benjamin / Jean-Herard Celeur / Maksaens Denis / Edouard Duval-Carrié / André Eugène / Frankétienne / Guyodo / Sébastien Jean / Killy / Tessa Mars / Pascale Monnin / Paskö / Barbara Prézeau  / Michelange Quay / Roberto Stephenson / Hervé Télémaque et Jean-Michel Basquiat

Expostion “ Haïti Royaume de ce monde ” du 8 avril au 18 mai

Activités, 17 rue Dieu - 75010 Paris


Source: link

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Publié le 27 Mars 2011

LETTRE A MON GRAND VOLCAN

 PAULETTE POUJOL ORIOL

http://www.potomitan.info/ayiti/photos/poujol-oriol_paulette.jpg

 

 Honneur !


 

Ce trois mars, dans une enveloppe déposée par Georges sur ma table de travail et qui  annonce notre ultime échange épistolaire, repose une carte recouverte de ton écriture aux jambages amples me faisant penser à l’élégance de ta main. Tu m’écris, je te cite : « Mon petit volcan, le rire n’est pas la forme la plus efficace contre le désespoir. Courage ma chérie, nous les aurons ». Je me mets alors, à remonter le temps, grâce auquel, je me suis enrichie de ton affectueuse amitié, de nos bavardages souvent précipités (si tu es prise par d’autres pensées), ou très longs et croustillants (si tu en as le loisir). Moi, t’écoutant, toi, poussant le raffinement du langage jusqu'à la perfection. Il me prend envie, de revivre nos rencontres du vendredi. On s’invite mutuellement, toi, Adeline, Lucienne, Denise, Nounette et moi la benjamine. Autour d’une bonne table, tu es une gourmande heureuse de littérature et de victuailles. Nous nous cramponnons à nos rires, les unes aux autres, partageant nos confidences. Pour un moment, nous connaissons une oasis de paix, un bain d’amour. La nostalgie du temps passé chevauche les titres de l’actualité. Sans balise, nous nous laissons aller à être nous- mêmes, certaines de la complaisance des autres. Ah ! Nos vastes éclats de voix, nos mots savants.  Les petites chamailleries  de Lucienne et Denise provocant nos rires paillards.  Facile et aisée, la conversation porte sur la philosophie, la politique, la spiritualité, les coquineries de couple, Sacha Guitry, la musique savante et profane, les gens que nous aimons et ceux qui révolutionnent le monde. Entre deux verres, nous nous révoltons contre l’ensommeillement de l’intelligence ou sa mise a mort dans une société  à la critique partisane.

 

          Tu t’émerveilles de la capacité de création de ton peuple malgré la déficience ou l’absence de structure d’état. Tu oublies de souligner ton rôle combien important dans la prolifération de l’art haïtien.  Dans un pays ou les conflits  entravent l’essor artistique et les percées individuelles, nous sommes fières de te compter parmi ceux-là qui maintiennent dynamiques des centres d’apprentissages ; ne négligeant aucun sacrifice à consentir pour trouver la piste grâce a laquelle,  transmettre ce qui n’est pas partageable : les expressions et les impressions. Le Picolo permet à bien des jeunes de maitriser la gestuelle théâtrale. Au de notre intelligentsia.  Témoin de toutes les outrances du genre, tu en subis les déchirements. Faut-il pour autant renoncer à croire à un lendemain meilleur pour Haïti ? « Ne crains rien ma chérie, m’écris-tu, nous les aurons ». Non, mon grand volcan ne renonce jamais. Haïti d’abord. La rumeur d’incompréhension enfle de sa voix les voies de communication. L’écriture devient un frêle esquif dans la tourmente de l’acculturation, des kidnappings, des assassinats. Nous passons le temps à rafistoler nos âmes, pour atténuer les coups du sort. Avec pour unique certitude une spiritualité profonde, la fulgurance de la douleur et un nationalisme accompli, tu fais face  aux polémiques. Obstinément raisonnable, tu demeures la défenderesse acharnée  du bon droit et de l’honneur. Nous avons toujours su compter sur toi. N’es- tu pas le grand volcan ? A ton contact, depuis tant d’années, j’ai le privilège et le bonheur de m’instruire, apprenant les leçons de vsein de l’ENARTS, tu inities une pléiade d’artistes à la valeur rédemptrice de l’écriture et du plaisir esthétique.  Au nom de tous ces jeunes, je te remercie et te rends hommage aujourd’hui. Les combats renouvelés, les batailles perdues n’ont jamais rencontré chez toi les lamentations pathétiques. Je te revois, sure de tes convictions, foncer dans la mêlée, maitrisant l’angoisse et le douloureux ressassement des velléités belliqueuses d’étudiants, menaçant de destruction, les structures mises en place, grâce a une éthique  professionnelle, inlassable et désintéressée. Je te vois réagir, stoïque a une période féconde de déceptions et a la continuité tragique  de la scène citadine. Je te vois te démener, contre cette latence favorable au piège de la médiocrité qui s’agrandit, provocant l’amplitude du malheur ie dans ta prose du réel et ta poésie de la forme.

 

 

               Avec toi, j’apprends que les livres ne sont pas seulement des objets porteurs de mémoires, mais aussi, des dénonciateurs véhéments, de la médiocrité responsable de tant de maux dans une société. Tu m’enseignes, que la souffrance se nourrit de silence, alors que, les mots engendrent un dialogue salvateur. Tu me dis également, de cultiver l’art d’aimer pleinement la famille et les amis. Ce n’est pas chose aisée dans la pratique mais, c’est le meilleur rempart contre le désespoir et le défaitisme, quand on se heurte à ses limitations. Ce qui est inévitable dans un cheminement de vie. Sans fanfare, ni falbalas, tu fermes les volets sur ton érudition et  ton amour de la vie. Dans un dernier geste élégant, tu tires ta révérence et entres dans le « sfumato » de l’intemporel. Ton ascension vers la Lumière laisse un profond vide esthétique dans le milieu littéraire et artistique. Un poto-mitan de la culture haïtienne, une femme vaillante s’est effondrée. C’est à nous d’accompagner ceux qui restent. Orphée charmait de sa lyre les humains, les fauves, les rochers, les flots et même les chiens des enfers.  Mon grand volcan, tu sauras, par la beauté de ton âme, charmer le chœur des anges accompagnateurs, afin qu’ils te portent au plus vite vers l’absolue vérité de Dieu.

 

Adieu mon grand volcan

Respect.

 

Ton petit volcan

Marie Alice


 


 




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Publié le 27 Mars 2011

 `` Le XXI eme siècle sera spirituel ou pas,``  André Malraux

                                                                                                                                                         

 

 

 

 

 

 

 

Aujourd’hui,en l’an où nous sommes, que de désillusions et d’échecs cuisants dans les esprits ! Que de tombeaux,de génocides,de terreurs qui rongent indéfiniment la planète terre ! Où sont passées les voix tumultueuses et sempiternelles d’André Breton et Tristan Tzara qui auraient pu nous éviter la boucherie de la deuxième guerre mondiale ? Cet Europe qui les a vu germer les nourritures terrestres de Gide,les correspondances, évocatrices et infinies entre l’intellect et la sensibilité chez Baudelaire,où a-t-il enfoui les trésors et le legs inaltérable de l’esprit ?

 

 

S’il faut poser de questions et s’en tenir à l’un des motifs le plus évident provoquant cette déchéance, c’est le rejet systématique de la spiritualité et la paresse des esprits traqués de toutes parts par la monotonie de l’existence et le piège de la réussite matérialiste tendu par les sociétés industrielles. Tout cela est bien loin ! La crise financière de et celle des années Bush en sont des exemples. Autant que pèsera sur l’épaule du monde – de l’Europe en particulier le fardeau capitaliste, on se débarrassera guère de la pourriture humaine.


Or, depuis la disparition des poètes voyants – qu’on appellera poètes maudits – la poésie comme activité psychique et introspectif a cessé d’apporter son humble eau au moulin de l’Europe. Elle n’est plus ce catharsis qui libère les penseurs européens du rhumatisme intellectuel et des théories capitalistes éculées .L’Europe ainsi que les grandes villes anglo-saxonnes et latino-américaines, devenus trop mécaniques et industrialisées ont perdu le sens de la création native du génie humain. Ils se sont enlisés dans les méandres d’une morale conventionnelle. En ce sens Paul Eluard avait raison de dire : « La poésie véritable est incluse dans tout ce qui ne se conforme pas à cette morale qui, pour maintenir son ordre, prestige, ne sait construire que des banques, des casernes, des prisons, des églises, des bordels. »

 

Au bout du compte la poésie requiert l’humain or l’Europe n’a plus d’humanité ou s’il en a, il l’a laissée rouiller et la poésie a toujours ses regrets et ses angoisses de vivre dans ce monde trop hébété par les théories nébuleuses du profit et de l’exploitation de l’homme par l’homme.            
                
                                                               

Japhet Glaude

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Publié le 22 Mars 2011

Le désir de fonder une société des poètes créolophones tel que prôné par Anderson Dovilas se présente comme une initiative qui lie l'ambitieux au novateur, compte tenu de la complexité des variantes de la langue créoles dont le monde est peuplé. Parler d'une association regroupant des poètes créolophones renvoie automatiquement à ces variétés linguistiques complexes avec en soubresaut, Haïti d'un coté, La Guadeloupe, la Martinique, Seychelles, Saint-Martin, l'Ile Maurice, la Réunion, etc. de l'autre côté.

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Les membres de la Société des poètes créolophone lors d'une réunion


Haïti: Les positions géographiques, la diversité culturelle et les différences de bases lexicales, sont autant de paramètres qui obligent d'aborder avec prudence la fragilité de cette démarche, dont des tentatives isolées de par le monde n'ont pas encore permis d'arriver à un espace d'intercompréhension du créole, voire, la fondation d'une académie de langue à l'instar du Français ou de l'Anglais. Nous sommes encore loin d'arriver à la matérialisation du rêve de « Créolophonie » tel que souhaité par de nombreux linguistes haïtiens et étrangers.

S'identifier par sa langue relève d'une pure question identitaire. Un élan affectif vers une certaine expression littéraire tenant compte du créole comme moyen d'expression. Un groupe de jeunes poètes haïtiens dirigé par Anderson Dovilas viennent de donner naissance à une association dénommée « Société des poètes créolophones ». 

Le poète Anderson Dovilas se présente lors du lancement de cette nouvelle espace de création et de fabrication des mots, un catalyseur. Porte étendard d'un mouvement prenant pour cible les poèmes d'expression créole s'inscrivant dans la démarche d'une littérature postmoderne au souffle fragile et à la pérennité incertaine, non par la dégénérescence du modernisme littéraire, mais par le souci de produire une oeuvre capable de dégager une autre vision du monde. Édouard Glissant dans sa « Créolité » en est un exemple vivant.

Conscient du phénomène du bilinguisme en Haïti, la « Société des poètes créolophones » se propose de valoriser en langue créole ce renouveau hérité des années 70 avec des poètes et écrivains comme Georges Castera, Félix Morisseau Leroy, FrankÉtienne, Josaphat Large, Lyonel Trouillot s'avère aujourd'hui important pour la littérature créole qui ne se limite pas seulement à un peuple mais à un espace linguistique qui ait en partage le créole. 

Loin des considérations théoriques et esthétiques, cette société rallie en un ensemble des poètes de la nouvelle génération dont la démarche est de préconiser ou d'affirmer de nouvelles sensibilités. Cette nouvelle démarche initiée par le poète Anderson Dovilas est la deuxième initiative dans le milieu culturel et littéraire après la création des « Editions Bas de Page » quelques mois après le séisme meurtrier de janvier 2010, dont l'objectif est de participer à l'émergence de nouvelles figures de la littérature en créole haïtien.

 

Jean François T. Toussaint , 

toussaintjeanfrancois@yahoo.fr

source: Lenouvelliste.com link

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Rédigé par Parole en Archipel

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Publié le 21 Mars 2011

 Paris, le 18 avril 2011

 

 

 

Note de lecture : " Poèmes déshabillés suivi de Fragments de voix " de Thélyson Orélien

 

 

Tenté par l’hermétisme, le recueil  Fragments de voix  de  Thélyson  Orélien porte néanmoins une parole forte, resserrée, qui vise juste et souvent fait mouche  (« L’écriture / Si cruelle des fois / ne s’écrit / Qu’à stylo de sang / Elle n’habite / Que l’air / Et valse avec la compréhension dérobée », page 8). Poèmes d’amour, poèmes sensuels qui exigent d’autant plus de maîtrise qu’ils expriment l’étendue (« Ton corps / Avait la forme de mes bras / L’espace de mes yeux », page 15).  La préface signée Arnaud Delcorte relève  la proximité du physique, du charnel même, et du métaphysique qu’on retrouve constamment liés : « Et nous avons fait l’amour / jusqu’au verso du temps ». On regrette que la parole soit parfois par trop repliée, cachée au sein d’elle-même, et que cette alternance de poèmes clairs et obscurs paraisse aléatoire.  

 

 

 

                                                                                                                                         

Éditions Bruno Doucey, comité de lecture

 

 

 

Poèmes déshabillés suivi de Fragments de voix   "

Editions Aparis-Edilivre, Paris - Collection Tremplin 

 


                                                                                                                                     

 

Paris, le 18 avril 2011

 

 

 

 

Note de lecture : " Le rythme fatigué de ma main " de Thélyson Orélien

 

Marqué par la catastrophe et le deuil,  ce recueil est notamment dédié « à la mémoire de tous ces martyrs que le douze janvier a laissé sans sépultures ». L’urgence de l’écriture y est palpable ; le déroulé des vers, hâtif, ahané. Ecriture comme premier souffle de vie, même craché. Le poème, échoué à peine né, son pouls bat encore : « Écrire un poème  /  Que je n’ai montré qu’à  ma  poubelle  / “Inachevé” est son titre  / “Le rien” est son sujet ». À dire un désastre qui est déjà en pleine lumière, dans une lumière même trop crue, manque peut-être, du coup, le temps du compost, de la macération, de la digestion. Cela dit, la scansion reste très forte et efficace : « En conséquence / Passait déjà / sous l’échelle du temps / de verbes chantés  / de verbes plantés  / de verbes pansés  / de verbes pressés  / de verbes palpés /  de verbes écrits  / Le charbon des jours creux  /  en sens ascendant  /  des rumeurs qui coulent ».

 

 

 

Éditions Bruno Doucey, comité de lecture

 

 

 

" Le rythme fatigué de ma main " 

Editions Aparis-Edilivre, Paris - Collection Tremplin 

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Rédigé par Parole en Archipel de Thélyson Orélien

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Publié le 5 Février 2011

L'écrivain martiniquais Edouard Glissant est décédé jeudi à Paris à l'âge de 82 ans.

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Il disait d'Haïti qu'elle était la Terre Matrice des pays antillais. Edouard Glissant est mort ce jeudi à Paris. Il avait 82 ans. Grand écrivain, poète et essayiste antillais, né en Martinique, anticolonialiste, antiraciste, Edouard Glissant était le défenseur du métissage et de la diversité. Aujourd'hui, toutes les voix s'élèvent pour saluer le grand homme. Même celle du Président Francais Nicolas Sarkozy, alors qu'en 2007, Edouard Glissant s'était très clairement opposé au concept du Ministère de l'immigration et de l'identité nationale. Édouard Glissant, poète et écrivain martiniquais, s’est spécialisé en philosophie et en ethnologie. En 1958, il publie son premier roman, « La Lézarde » et remporte le prix Renaudot, consécration littéraire, publique et critique. Il co-fonde avec Paul Niger en 1959 le Front antillo-guyanais mais ses choix politiques ne sont pas du goût de tout le monde et Glissant est expulsé de Guadeloupe. Il réside alors en France et sort une pièce de théâtre : « Monsieur Toussaint » en 1961 avant de réécrire un roman en 1964 « Le Quatrième siècle ». Un an après la sortie de son livre, il rentre en Martinique et crée un institut de recherche ainsi qu’une revue de sciences humaines, Acoma. Dès lors, sa plume littéraire ne cesse de gratter le papier et Edouard écrit, écrit encore et toujours : roman, poésie, essais (« Le Discours antillais »). Entre 1982 et 1988, il devient directeur du Courrier de l’Unesco et en 1989, son professorat en Louisiane lui vaut le titre de « Distinguished University Professor », titre qu’il réaffirme en 1995 à New York. Grand homme de la littérature, Edouard Glissant a su se faire un nom et une place au sein de la culture internationale.

 

Retour sur la vie de l'auteur à l'écoute de la beauté du monde avec Lionel Jullien (Arte Tv) 1 

 

 

« La terre matrice des pays antillais, Haïti » 2
(extrait du Traité du Tout-Monde)

 

La terre matrice des pays antillais, Haïti.

 

Qui n'en finit pas d'acquitter l'audace qu'elle eut de concevoir et de faire lever la première nation nègre du monde de la colonisation.

Qui depuis deux cents ans a éprouvé ce que Blocus veut dire, chaque fois renouvelé.

Qui sans répit souffre ses campements et sa mer folle, et grandit dans nos imaginaires.

Qui a vendu son sang créole un demi-dollar le litre.

Qui s'est distribuée à son tour dans les Amériques, la Caraïbe, l'Europe et l'Afrique, refaisant diaspora.

Qui a consumé tout son bois, marquant de plaies arides l'en-haut de ses mornes.

Qui a fondé une Peinture et inventé une Religion.

Qui meurt à chaque fois de débattre entre ses élites nègres et ses élites mulâtres, tout aussi carnassières.

Qui a cru qu'une armée était faite de fils de héros.

Qui a charroyé des mots beaux ou terribles, le mot macoute, le mot lavalass, le mot déchouquer.

 


 

Haïti, point focal de la Caraïbe 3 

 

Par Édouard Glissant

 

La question que je me pose est double. Je ne voudrais pas que nous regardions Haïti seulement sous l’angle du passé, quoique ce passé soit glorieux. Nous savons tous que Haïti, du point de vue de l’importance historique, est la terre mère des Antilles et de la Caraïbe, mais il me semble qu’il faut dépasser cette perspective et je suis plutôt intéressé par les énormes potentiels artistiques et culturels d’un pays qui a tellement souffert de la misère et de l’absence d’infrastructures. Il me semble qu’il y a là un miracle permanent sur lequel il faut jouer et, par conséquent, célébrer l’histoire d’Haïti, mais aussi la dépasser et voir les perspectives de création et peut-être aussi les capacités de fédération d’Haïti. Car ce qui est, peut être, un des points, un des principes qui réunit tous les acteurs de la Caraïbe est la reconnaissance d’Haïti comme point focal de la région. 
 

Par conséquent, voici la question que je me pose: est-ce que nous pouvons, nous autres, Caribéens créolophones, anglophones, francophones, hispanophones et les autres, nous retrouver en Haïti dans tous les sens du terme? Je le crois, malgré les effroyables problèmes qui se posent aux Haïtiens. À mon avis, ce sont leurs problèmes, c’est à eux de les résoudre, ce n’est pas à nous; mais, malgré cela, je crois qu’il y a là un lieu de rencontre, un lieu de passage, un lieu où nous pouvons trouver des passeurs. Des passeurs de frontières réelles, des passeurs de frontières de l’imaginaire, et que c’est un deuxième ou un troisième ou un quatrième élan qui se pose aujourd’hui, qui se propose à Haïti. Je crois que ce pays, une fois de plus, en sera digne et j’espère que nous serons dignes de la vocation de dignité de la Caraïbe dans sa diversité, car il ne faut jamais oublier sa diversité.

 

Il y a plusieurs axes autour desquels nous pouvons partager nos facultés de création. Un des premiers serait de considérer aujourd’hui la différence entre une pensée continentale et une pensée archipélique. Il est temps de réfléchir aux qualités de ces régions du monde que l’on appelle les archipels, qui ont été le plus souvent des régions dominées, dont la pensée pourtant très fluide et très vive a été étouffée par les énormes et somptueux systèmes des pensées continentales. Un des points sur lesquels il faut réfléchir, c’est l’intervention et l’intrusion bénéfiques des pensées archipéliques dans les pensées du monde aujourd’hui, que ce soit dans le Pacifique, dans l’archipel Caraïbe ou dans certains archipels européens.

 

Le deuxième point est, à mon avis, la question des langues. C’est la question qui nous a séparés dans l’archipel Caraïbe et c’est la question dont la méditation doit nous réunir. Je dis toujours que j’écris en présence de toutes les langues du monde, et je crois que c’est une vérité. Cela ne veut pas dire que j’essaye d’écrire un mélange de langues. J’essaye d’écrire comme si je n’étais pas monolingue dans ma langue, mais comme si j’étais plurilingue dans ma langue. Que ce soit la langue française, créole, anglaise ou espagnole, il faut réfléchir à ce point de vue, mais il faut aussi réfléchira l’émergence de ce que l’on appelle les langues créoles, parce que la Caraïbe est un des lieux où ces langues sont apparues. Je pense qu’il faut se poser la question du développement, ou peut-être de l’extinction ou de l’étouffement de ces langues. Il y a, là, un problème dont personne n’a encore esquissé les solutions réelles. Il se peut qu’il n’y ait pas de solutions réelles à esquisser. Il se peut tout simplement qu’il faille que nous mettions ensemble nos diversités linguistiques, nos audaces linguistiques, nos vitesses et nos fulgurances linguistiques, et c’est peut-être quelque chose que nous avons à faire ensemble. Par exemple, je dis toujours qu’un des grands intérêts de la peinture paysanne haïtienne, c’est qu’elle est peinte en créole, et ça a un sens ce que je dis là.

 

Il faudrait peut-être que nous nous mettions d’accord, après pas mal de discussions qui sont souvent véhémentes, sur ce que l’on peut entendre par là. Et puis, il faudrait aussi réfléchir au rôle, à la fonction de l’archipel vis-à-vis des Amériques. L’archipel est une préface du continent, on y passait pour accéder aux Amériques, et d’ailleurs, au XVIe siècle, la mer des Antilles était appelée mer du Pérou, alors que le Pérou est de l’autre côté du continent américain, parce que l’on passait par là, on débarquait et on traversait le continent pour arriver au Pérou. Et, par là, il y a un rôle sinon stratégique, du moins un rôle de conception du continent antillais qui passe par une médiation de la fonction de l’archipel Caraïbe. Ce sont des questions qui me paraissent importantes pour remuer à fond le terreau caraïbe et profiter de ses fécondités.


 

Cérémonie d'adieu à l'écrivain Edouard Glissant

 

Quelques personnalités et les proches de l'écrivain martiniquais Edouard Glissant, décédé à l'âge de 82 ans, se sont réunis aujourd'hui à l'église Saint-Germain-des-Prés à Paris pour lui rendre un dernier hommage avant son inhumation en Martinique (Antilles françaises). Son épouse, Sylvie Glissant, ses enfants et leurs amis ont assisté à la cérémonie religieuse qui a duré un peu plus d'une heure et été marquée par la lecture de longs passages de l'oeuvre, très poétique, de l'écrivain du "Tout-Monde". Quelques personnalités politiques se sont jointes à cet hommage, dont le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, le centriste François Bayrou. Décédé ce jeudi 4 Février 2011 à Paris, Edouard Glissant a été unanimement salué comme un très grand écrivain et poète, grand défenseur du métissage reconnu bien au-delà du monde francophone. La dépouille d'Edouard Glissant rejoindra lundi la Martinique, dont il était originaire. Ses obsèques s'y dérouleront mercredi prochain.

 


Sources

2. Texte est tiré du Traité du Tout-Monde d'Édouard Glissant (Paris: Gallimard, 1997: 139).

© 1997 Édouard Glissant
www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile

1. http://www.arte.tv/fr/3690640.html

3. Culture du sud: Caraïbe: un monde à partage

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Rédigé par Parole en Archipel

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Publié le 16 Janvier 2011

 

Denis Emorine:

         4 poèmes extraits de « Vaciller la vie » (Editions du Cygne, 2010 )

 

Denis.JPGDenis Emorine  est né en 1956 près de Paris. Ses thèmes de prédilection sont la recherche de l’identité, le thème du double et la fuite du temps. Il est fasciné par l’Europe de l’Est. Poète, essayiste, nouvelliste et dramaturge, il est traduit en une douzaine de langues ; Son théâtre a été joué en France, au Canada (Québec) et en Russie. Plusieurs de ses livres ont été édités aux Etats-Unis. Il collabore régulièrement à la revue de littérature "Les Cahiers du Sens". Il dirige deux collections de poésie aux Editions du Cygne. En 2004, Emorine a reçu  le premier prix de poésie (français) au Concours International Féile Filiochta. L’Académie du Var lui a décerné le « prix de poésie 2009 ».

 

On peut lui rendre visite sur son site : link 


 

Double mémorable

 

Tu te contemples à travers toi-même

dans le miroir des lèvres  closes.

Le temps s’appuie sur tes hanches

offertes

à la pression des doigts.

 

Tu te souviens de la valse triste 

qui s’insinuait entre

le zéro et l’infini de ton corps.

Tu murmures encore entre les

cloisons du temps

étiré

jusqu'à la mort.

 


 

Jean Cocteau

 

Balayeur de sa destinée

Il est parti soudain

inspiré par un vent contraire.

 

 

On l’a blâmé trop souvent

de ne pas

se conformer  aux balbutiements

des mains humaines.

 

Jean…

Ce prénom ressemble au bruit de la cognée

qui s’abat sur le bois rebelle.

 

Jean…

Ton oeuvre résonne en nous.

lorsque les voix des dieux

ne trouvent plus d’écho.

 


 

Loa

  

Elle surgit des profondeurs de la terre

au moment où l’on s’y attend

le moins ;

Il vaut mieux ne pas succomber

à son étreinte.

Le sable est sa couleur

Ses pas gardent l’empreinte de

La terre qu’elle a brûlée

en y déroulant ses pas..

Ses yeux interrogent parfois

l’infini des amours défuntes.

 


 

 

Julia

 

 

La fierté s’insinue sur cette tête penchée.

Il n’y a plus d’oraison 

au fil du temps.

Plus de lèvres caressées du bout

des doigts tremblants

 

Le silence est un répit dessiné

sur les lèvres gercées.

 


 

Denis Emorine

Poète, essayiste, nouvelliste et dramaturge

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Rédigé par Parole en Archipel

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Publié le 14 Janvier 2011

 

Il y aura eu un avant « la chose ». On ne parvient pas encore à bien pressentir un après, même si on s’y active. Les ruines sont encore là, qui témoignent s’il en était besoin, que construire n’obéit pas un simple acte émanant de la volonté individuelle. De façon, nous le savons insuffisamment coordonnée, les énergies sont à l’œuvre, et les projets ont fleuri. De cet avant, c’était déjà la douleur et la plainte qui se faisaient entendre, même si, là aussi, il faut prendre distance avec une complaisance trop souvent paresseuse. Mais la flamme demeure, vacillant dans la nuit, de consciences résolument rebelles, et qui ne se satisfont pas de décisions assignées. Haïti tient tête et ses peintres et ses poètes louangent la résistance aux ténèbres. La nécessité est de faire lien, entre dedans et dehors, entre en deçà et au delà, entre ceux qui peuvent, et ceux qui se battent pour que chaque jour tienne sa promesse. Il importe de célébrer l’engagement dans la couleur et dans la vie. Certains événements du passé sont des jalons pour rappeler au monde qu’Haïti aussi est terre de célébrations et de louanges. Un an après que la terre a tressailli d’une onde meurtrière et frappant au hasard, le beau livre de Jean-Robert Léonidas et de Frantz Michaud publié en 2009, vient témoigner de cette résistance. Il rappelle aussi d’autre temps, et par là même, il est devenu un des pans du mémorial mental que la mémoire ne peut assumer seule, tant elle aussi défaille. La phrase d'Émile Ollivier résonne à chaque page de ce beau livre : Il n’est plus habité que par un seul rêve, … revisiter ces lieux où les mythologies des nomades situent l’entrée du Paradis

 

En 1999, s’est tenue au Musée du Panthéon National de Port-au-Prince une exposition présentant des œuvres d’artistes haïtiens vivants à l’étranger. Moment intense : les artistes sont venus, ont repris contact avec la terre trop longtemps laissée. Les très belles photos de Frantz Michaud donnent relief à cet événement qui désormais apparaît comme un moment de grâce : le corps du livre est constitué de grandes doubles pages : une rapide présentation du peintre, la reproduction d’une toile. Ils sont nombreux à rendre hommage à la terre et à ses nuances, comme à sa force. Ils reprennent par leur couleurs les vers d’Anthony Phelps : « Je continue ô mon pays ma lente marche de poète et je remonte lentement le lit de ton Histoire avec dans la mémoire la noblesse de tes enfants ». Mais l’hommage, dans le livre ne s’arrête pas à cette célébration, ni à l’évocation des moments chaleureux des rencontres et des voyages dans l’intérieur du pays : le livre offre aussi des ressources, comme par exemple la liste de tous les peintres identifiés, depuis les plus anciens, comme Revinchal, qui vécut entre 1780 et 1820, jusqu’à ceux qui ont rencontré le Centre d’art, fondé en 1944 par DeWitt Peters, Maurice Borno, Albert Mangonès, Raymond Coupeau, Gérald Bloncourt, Raymond Lavelanette, Georges Remponeau, Philippe Thoby-Marcelin, ainsi que ceux du Foyer des Arts Plastiques. Des chronologies, comme des rappels de la place de personnalités haïtiennes dans la culture du continent américain ancrent cette présence de la peinture haïtienne dans une posture d’insoumission et de prise de parole : les Chasseurs Volontaires de Saint-Domingue, qui se sont battus à la bataille de Savannah, et dont les droits n’ont pas été reconnus et qui auront été traités misérablement de retour dans l’île, mais aussi Jean-Baptiste Pointe Du Sable, le fondateur de Chicago, et qui fut le compagnon d’une indigène, s’ancrant résolument dans le Nouveau Monde ; Marie Cessete Dumas, la mère du général, et l’aïeule des écrivains, ou bien Jean-Jacques Audubon et Pierre Toussaint, toutes personnalités hors du commun, sans doute, mais fondamentalement haïtiennes. Cette histoire des hommes et des femmes d’Haïti est jalonnée de moments pendant lesquels la présence de l’île aura été comme une lueur dans une histoire universelle peu amène pour les réprouvés et les minorés, jusque dans les temps les plus modernes, comme lors de la conférence de San Francisco, prélude à la fondation de l’ONU. On l’oublie encore trop souvent : une partie des imaginaires occidentaux, depuis plus de deux siècles, a été nourrie de cette présence : « C’est l’étonnante parenthèse ouverte à fleur d’incertitude de nos interrogations, pour ne jamais plus se refermer, ou alors, dans l’infini de notre devenir », écrit Gérald Bloncourt dans sa préface.
Il n’est que trop temps de le rappeler. Après avoir tant donné, après avoir été tant pillée, Haïti doit recevoir, sans tromperie, ni détournement, ni fausse compassion. Car il n’est pas juste que l’entrée du Paradis soit confondue avec celle des enfers.

 

Yves Chemla

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Rédigé par Parole en Archipel

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Publié le 12 Janvier 2011

Pour la sortie de l'édition papier de l'Anthologie " Poètes pour Haiti ", une soirée est organisée le 12 janvier 2011, dès 19h 30 à l'Espace Le Scribe - L'Harmattan, le 12 janvier (19, rue Frédéric Sauton, Paris 5ème, M° Maubert Mutualité). Des lectures seront assurées par quelques uns parmi nous, et un fonds musical sera fourni par l'organisateur, le poète égyptien Oussama Khalil.

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Mercredi 12 Janvier 2011 à 19h30

Présentation  Cocktail  Dédicace

Lecture poétique et musicale

95 poètes pour Haïti

Recueil dirigé par Dana Shishmanian et Khal Torabully

Editions l’Harmattan

 

Comment exhumer le poème des décombres de la mémoire...

 

Khal Torabully, Dana Shishmanian, Lélio Brun, André Robèr, Alain Mabanckou, Nicole Barrière, José Le Moigne, Ernest Pepin, Thélyson Orélien, Jean-Luc Maxence, Fabian Charles, Colette Nys-Mazure, Gaëlle Josse, Arnaud Delcorte, Philippe Tancelin, Catherine Boudet, Eric Dubois, Patricia Laranco, Umar Timol, Marcelle Alizon, Jeanne Gerval, Anderson Dovilas, Sedley Richard Assonne, Yves Patrick Augustin, Cikuru Batumike, Jean-Yves Bertogal, Anne Bihan, Dominique Biton, Brigitte Bleuzen, Xavier Bordes, Denise Borias, Alain Boudet, Catherine Boudet, Yve Bressande, François Brouers, Nicole Cage-Florentiny, Üzeyir Lokman Çayci, Laurent Chaineux, Marie Cholette , Joël Conte , Maggy De Coster , Marcel Debel, Marlyne Delin , Marlyne Delin , Geneviève Deplatière , Kenzy Dib, Denis Emorine , Danièle Duteil, Nadine Fidji, Jean-Luc Gastecelle, Jean Gedeon, Hubert Gerbeau, David Giannoni, Béatrice Golkar, Adrien Grandamy, Patricia Grange, Gisèle Guertin, Valérie Hillevouan, Roland Hinnekens, Saint-John Kauss, Ali Khadaoui, Diane Labbé Dubois, Xavier Lainé, Louise Lavoix, Jean-Robert Léonidas, Isabelle Lévesque, Jean-Yves Loude, Charlito Louissaint, Benoist Magnat, Delva Maguet, Ndongo Mbaye,Bruno Morello ,Danièle Moussa, Mahamoud M’Saidie, Paul N’ Zo Mono, Alain René de Nilperthuis, Gabriel Okoundji, Salomon Omaande, Jean-Robert Paul, Sabine Péglion, Nicolas de Régnier, Isabelle Poncet-Rimaud, Max Rippon, Sophie Rochefort, Anick Roschi, Julienne Salvat, JJ.-Jacques Séwanou Dabla, Hélène Soris, Richard Taillefer, Erkut Tokman, Françoise Urban-Menninger, Farah Willem, Dominique Zinenberg ...  évoquent les heures et jours de la tragédie et les interstices de l'espoir.   

 

Entrée libre!

 

 

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Rédigé par Parole en Archipel

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